J’ai écrit 50 000 mots et je me sens nulle…
Cher journal,
Ça y est, j’ai enfin franchi le cap des 50 000 mots.
Pourtant, je ne suis pas fière de moi. Je ne saute pas partout en me disant que le mot Fin se rapproche à grands pas.
Non. J’ai plutôt l’impression d’écrire pour le simple plaisir d’ajouter des mots à mon compteur. Enfin, plaisir est un bien grand mot…
Je ne sais pas vraiment comment décrire le sentiment qui m’habite, et c’est bien là le problème.
C’est comme si tous mes mots, tous mes paragraphes, toutes mes pages étaient vides de sens. Et tout ce que je fais, c’est en écrire davantage.
Depuis quelques semaines, j’essaie d’atteindre un objectif de mots précis, mais je ne vois plus que ça. Atteindre ce fameux nombre de mots. Vérifier après chaque phrase combien j’en ai écrit.
Mots.
Mots.
Mots.
Où est la passion? Où est l’effervescence que je ressens lorsque je plonge dans mon univers et que j’entre dans cet état second où les mots semblent couler tout seuls?
Non. Pour l’instant, je ne vois que des mots.
Je n’ai plus de plaisir à écrire.
Pourtant, c’est un rêve que je poursuis depuis longtemps. Alors, pourquoi est-ce que je n’arrive pas à le vivre dans le plaisir?
Pour l’instant, je ne sais pas trop quoi faire. J’ai déniché quelques trucs dans le monde magique d’Internet et je compte les essayer un à un.
Voilà, je vais les écrire ici pour m’obliger à les mettre en pratique. Une façon de lancer mon état d’âme dans l’Univers en espérant qu’il me revienne sous la forme d’un miracle. Ou, à défaut, d’un peu d’inspiration.
- Lire des livres. Parce qu’à force de vouloir écrire, j’ai peut-être oublié qu’il fallait aussi nourrir mon imagination.
- Observer la vie. Je vais essayer de traîner un calepin avec moi pour noter des idées de dialogues, des événements ou simplement des petits détails du quotidien qui pourraient enrichir mon histoire.
- Planifier mes chapitres. Prendre le temps d’en écrire les grandes lignes avant de me lancer tête baissée dans la rédaction.
- Créer une ambiance propice à l’écriture. Écouter de la musique, allumer des bougies et, pourquoi pas, créer une playlist spécialement pour mon roman.
- Noter toutes les idées qui me viennent à l’esprit. Même les plus farfelues. On ne sait jamais, elles pourraient bien finir par servir à quelque chose!
Voilà. J’espère de tout cœur que mon appel à l’aide lancé dans l’Univers m’aidera à retrouver le plaisir d’écrire. Je sais très bien que, dans le fond, cela ne dépend que de moi. Mais bon, un petit coup de pouce de l’Univers ne serait pas de refus!
Sur ce, je vais profiter du temps que mon enfant passe chez ses grands-parents pour avancer dans mon roman.
Je vais écrire.
Des mots.
Encore des mots. 😉
Et espérer qu’un jour, ils redeviennent bien plus que ça.

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